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 MERLIMONT, MEMOIRE & PATRIMOINE

Histoire de poilus: Frédéric JAMOT (1896 - 1918)

 

Frédéric JAMOT voit le jour le vendredi 3 juillet 1896 à 12h à Paris 11ème - 95 avenue Philippe Auguste.

Il est le fils légitime de Félix, Michel JAMOT, serrurier, âgé de 43 ans et de Léonie, Victorine LE NEVEU âgée de 33 ans.

Sont présents :

Adolphe, Eugène DARNAY (Officier d'état civil)

Félix, Michel JAMOT (Déclarant)

Joseph DEPORTE (Présent), 37 ans, mécanicien

Alphonse HORNY (Présent), 38 ans, journalier

 

Frédéric sera pâtissier.

 

Parcours militaire:

Classe de mobilisation: 1916

Matricule de recrutement: 1522

 

Incorporé au 16ème bataillon de chasseurs à pied.

Arrivé au corps le 9 octobre 1915 sous le matricule 5552 et soldat de 2ème classe.

En renfort au 56ème bataillon, 10ème compagnie, le 14 mai 1916.

Retourne au 16ème le 12 mars 1917.

Affecté à la 8ème compagnie le 6 mars 1918.

 

Tué à l'ennemi le dimanche 28 juillet 1918 à 20h, à Bouilly (Marne) blessures suite éclats d'obus.

 

Décorations: Médaille militaire à titre posthume (J.O du 26 octobre 1920)

                       Croix de guerre avec étoile de bronze à titre posthume.

 

Cette semaine là, ce jour là…..au 56ème B.C.P

 

Le 14 juillet 1918, le bataillon était à Fertigny, au sud de la Marne. Une chaleur lourde pesait sur la campagne silencieuse. Une reconnaissance avait été effectuée par les cadres dans la matinée. La nuit paraissait devoir rester calme quand, minuit sonnant, le ciel devint rouge, le bruit le plus formidable de fit entendre. Le 15, avant le jour, l'écrasement de nos positions se faisait méthodiquement. A 8 heures, les Allemands ayant franchi la rivière à Vemeuil, le bataillon se porta au bois des Châtaigniers dont il devait assurer la défense. Le calme était revenu, le cliquetis des mitrailleuses, seul, jalonnant la ligne, se faisait entendre par intervalles irréguliers. De petits groupes s'infiltrant un peu partout, vinrent se briser sur les bataillons de chasseurs dispersés sur un front de 6 km.

Le 56ème se battit toute la journée, et fort tard dans la nuit, il disputa le bois à une division Allemande.

L'effort Allemand fut brisé, la 77ème division eut le temps d'accourir. Pendant deux jours encore le bataillon résista à la pression ennemie et le 20, à l'aube, précédé de leurs chars d'assaut et du barrage roulant, les chasseurs s'élancèrent jusqu'a la Marne. L'ennemi s'était échappé dans la seconde partie de la nuit. Alors sans perdre de temps, le bataillon fut transporté dans la "montagne de Reims. L'ennemi, battu devant Soissons, reculait sur la Marne, mais progressait en direction de La Grande Forêt. L'arrêter et le repousser fût la tâche des troupes massées à l'ouest de Reims. Le 56ème fut porté à Bouilly et l'attaque commença. Le bois des Dix hommes était rempli de "nids de mitrailleuses" qui clouaient au sol tout assaillant. Un à un, lentement, ils tombèrent dans des combats acharnés où on employait la grenade et les mortiers. Enfin le 28 au soir la conquête du bois fut achevée, le boche reculait en défendant le terrain pied à pied

Sources : Etat civil de Paris XIème

                 Ministère des armées

                 Archives départementales du Pas de Calais

                 Bibliothèque Nationale de France

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